
Quand partir, combien ça coûte, quoi emporter et quoi faire si vous croisez un ours.
Le sentier fait plus de 1 400 kilomètres et se parcourt à pied, à vélo ou à cheval. Vous pouvez le faire en entier, ou une seule étape. Ci-dessous, ce qui compte avant de partir, réduit à l’essentiel.
La bonne fenêtre, c’est mai–octombrie, avec des matins et des soirs frais. L’hiver, on n’y va pas : la neige rend le parcours difficile et les hébergements sont fermés. En montagne le temps tourne vite, alors partez tôt et marchez de jour : le soir, tous les risques augmentent, des animaux sauvages à la perte du chemin.
Partez à deux ou plus. Le sentier est jeune, et certaines zones sont encore sauvages.
Un T orange dans un cercle, sur fond blanc. La flèche orange mène vers Drobeta, la blanche vers Putna. Chaque kilomètre, une borne en andésite, sculptée par des étudiants en arts, qui vous dit à quel kilomètre vous êtes et que vous êtes sur le bon chemin. Aux carrefours et aux passages piétons, il y a des panneaux dédiés.
Un sac de 35 à 55 litres. La liste ci-dessous est la recommandation officielle, classée par catégories.
Chaussures de trekking, chaussures légères pour le soir, tongs de douche, chaussettes à séchage rapide, pantalon de montagne, short, collants, tee-shirts techniques, polaire ou doudoune, veste de pluie et housse de pluie pour le sac.
Une bouteille en plastique pour l’eau, une frontale et des piles, une batterie externe et un chargeur, un couteau de poche, des allumettes, et des bâtons de marche si vous en utilisez.
Pansements et sparadrap, pansements spéciaux pour ampoules, magnésium ou anti-crampes, antihistaminiques, antidouleurs, crème pour les pieds, désinfectant et vos propres médicaments. Plus un antimoustique, des lunettes et une crème solaire à indice élevé.
Un sac plastique pour garder les vêtements au sec, une pochette pour les sales, une serviette de sport, des bouchons d’oreilles si vous dormez à plusieurs, deux ou trois mètres de corde à linge, aiguille et fil, épingles de sûreté.
Carte d’identité ou passeport, carte d’assurance maladie, et un contact d’urgence écrit sur papier.
Un pied mouillé fait des ampoules plus vite qu’un pied sec : les ruisseaux froids sont agréables, mais coûteux. Au premier signe de frottement, posez quelques bandes de sparadrap sur l’endroit sensible, pour arrêter le frottement.
Si l’ampoule s’est formée, ne la percez que si elle gêne la marche : avec une aiguille désinfectée, deux trous pour que tout le liquide s’écoule. On n’enlève jamais la peau. Couvrez de pansements et gardez la plaie propre.
Remplissez la bouteille à chaque source balisée. Mieux vaut trop d’eau que pas assez, surtout dans la canicule d’août. Sur certaines portions il y a peu de villages, donc peu de sources : calculez d’après la description de l’étape.
Le magnésium se prend le matin, avant le départ, chaque jour : cela prévient les crampes et les tendinites. Pour les longues étapes, un en-cas léger : barre, fruits, pain.
Les chiens des fermes aboient derrière la clôture et ne posent pas de problème tant qu’on n’entre pas dans la cour. Ceux des bergeries, c’est autre chose : ils défendent un territoire.
Contournez la bergerie de loin quand vous le pouvez. Parlez-leur gentiment, cela les calme le plus souvent. Si cela ne marche pas, appelez le berger : « Ține la oi ! » — retenez les chiens sau « Cheamă-ți câinii ! » — rappelez vos chiens. Si vous marchez avec votre propre chien, gardez-le en laisse près de vous. Spray, pétards ou bâtons sont conseillés, mais l’équipe qui a balisé le sentier n’en a jamais utilisé aucun. La peur est le pire ennemi : le chien la sent.
L’homme n’est pas à son menu, et un ours n’attaque pas en prédateur : il attaque par peur, ou pour défendre ses petits. La prévention qui marche dix-neuf fois sur vingt est simple : parlez et faites du bruit en marchant. L’ours s’en va de lui-même dès qu’il vous sent.
Marchez en groupe, évitez les lisières denses, contournez les miradors de chasse et les carcasses d’animaux. Ne laissez aucune nourriture derrière vous, ni à la pause ni au campement : les restes attirent les animaux, et l’ours finit par associer la nourriture à l’homme.
Gardez une trentaine de mètres et éloignez-vous quand il vous fait signe : oreilles couchées, souffle, grincement de dents.
Il est curieux, pas agressif : il se dresse pour mieux voir, exactement comme un humain. Parlez-lui doucement et bougez lentement. Il entend bien mieux qu’il ne voit.
On les contourne toujours, même s’ils semblent seuls. Une ourse ne laisse jamais ses petits, et si elle vous voit près d’eux, elle attaque.
La Roumanie a l’un des internets les plus rapides au monde, ce qui ne sert à rien là où il n’y a pas de réseau. Sur les portions isolées, vous risquez de n’avoir ni téléphone ni GPS : si vous en avez besoin, montez plus haut. Quelques pensions ont le wifi ; demandez à vos hôtes.
Les médicaments, achetez-les en ville : les pharmacies rurales ont des horaires courts et peu de stock. Les épiceries de village ouvrent quelques heures le matin et quelques heures l’après-midi.
Les informations proviennent de l’édition de septembre 2026 du guide officiel, publié par l’association Tășuleasa Social, qui a balisé et entretient le sentier.
Réservation directe
Sans commission de plateforme. Arrivée autonome, départ tardif quand c'est possible et annulation gratuite jusqu'à sept jours avant.