Eau et repos · bains salés
L’eau dans laquelle on flotte sans nager. Ici, on le fait depuis sept mille ans.
La différence avec une piscine ordinaire se sent dès la première minute : l’eau salée vous porte. Vous ne luttez plus contre votre propre poids, et les articulations travaillent sans être écrasées. C’est pourquoi ces bassins sont pleins de personnes âgées, mais aussi d’enfants, qui découvrent qu’ils peuvent rester sur l’eau sans rien faire.
En Bucovine, l’habitude est très ancienne. Les recherches archéologiques de Solca et Cacica ont attesté l’une des plus anciennes exploitations de sel à partir de saumure d’Europe, datée du cinquième millénaire avant Jésus-Christ, à l’époque de la culture de Criș. Les hommes d’alors faisaient bouillir l’eau des sources salées pour en tirer le sel ; nous, sept mille ans plus tard, nous entrons dedans.
Les Autrichiens ont industrialisé la chose. En 1776, le major von Mieg signalait deux puits de saumure en Bucovine, et en 1783 une commission dirigée par le conseiller aulique Thadeus Peithner von Lichtenfels a prospecté toutes les sources salées de la province. En 1790, on a trouvé le gisement de Cacica, et un an plus tard l’exploitation commençait, avec des mineurs venus de Galicie.
Aujourd’hui, il y a deux endroits où l’on entre vraiment dans l’eau salée, à vingt minutes l’un de l’autre, plus le complexe de loisirs à côté de la mine de sel.
Deux endroits, à vingt minutes l’un de l’autre.
Une base pour ces journées
La maison est à Câmpulung, au milieu de la carte : les monastères à l'est, les montagnes à l'ouest, le petit train au nord. Vous ne roulez longtemps nulle part.